19-02-2010 - La barre d'outil dont il est question dans le billet ci-dessous a disparu. Après l'avoir imposé pendant deux semaines à ses
blogs gratuits, Overblog a finalement permis à tous les blogs de pouvoir la retirer. (Ce que j'ai fait immédiatement...)
Voilà une semaine que je n'ai rien fait au Kikimundo. J'ai pris un peu de temps pour réfléchir à l'avenir de ce blog...
Bon, je rassure tout de suite les quelques fans d'Escargolio, je n'ai pas l'intention d'arrêter de bloguer. Je me demande juste si je ne vais pas le faire ailleurs.
Tout ça, c'est à cause de cette nouvelle barre d'outils qu'Overblog a placé sur les pages de ses utilisateurs. Vous l'avez peut-être remarquée, là, tout en haut. Depuis la semaine dernière elle a
beaucoup fait parler d'elle, cette petite barre. Qu'on la trouve pratique ou inutile, laide ou jolie, elle est là et je ne peux pas l'enlever sauf si j'opte pour l'option payante. Cette barre ne
me plait pas. Je vais vous expliquer pourquoi.
Overblog nous la présente comme un outil servant à améliorer la visibilité et l'audience des blogs. Bon d'accord, et après...
Être vu ne fait pas partie des mes préoccupations. Si je blogue, c'est juste pour le fun, parce que ça m'amuse, et non pas pour être vu ou connu. Si j'avais voulu
être plus visible, j'aurais changé ma façon de bloguer depuis longtemps. J'aurais pu inscrire mon blog dans des annuaires ou laisser des tas de commentaires sur les autres blogs par exemple. Mais
cela ne m'intéresse pas. Je préfère laisser venir les visiteur tranquillement, laisser faire le hasard. Seulement voilà, ma politique du « Bloguer sans forcer » n'est pas compatible
avec la politique du chiffre d'Overblog. Il faut absolument faire de l'audiance. Ainsi, bien qu'hébergé depuis plus de trois ans sur la même plateforme, mon blog est toujours au premier niveau
(Niveau « Confiance » pour les initiés). En gros cela signifie que je n'ai pas accès à toutes les fonctionnalités gratuites proposées parce que je n'attire pas assez de monde. Cette
restriction peut être vue comme un inconvénient, d'autant plus que les fonctionnalités en question sont données d'entrée sur d'autres plateformes. Mais elle était compensée par le fait
qu'Overblog me proposait un blog sans publicité. Or la nouvelle barre de navigation change la donne.
Ce n'est pas de la publicité à proprement parler. On ne voit pas ici de gros pavé vulgaire vantant les mérites de tel ou tel produit. Non, il y a juste ce petit
gadget qui s'affiche en permanence en haut de la page. Quand on l'utilise un peu, on se rend vite compte qu'il a été conçu quand même pour pousser les visiteurs vers le portail Overblog qui, lui,
contient de la pub.
Allez-y ! Faites l'essai en cliquant plusieurs fois sur le lien Vous aimerez aussi...
Ben voilà ! Si vous aimez le Kikimundo, vous aimerez aussi SFR, Danone, Clubmed, Cofidis, Boursorama... C'est pas de la pub ça ?
Aujourd'hui, cette nouvelle barre s'incruste sur ma page. Et demain ça sera quoi ?
Qu'il y ait de la publicité sur le portail d'Overblog ne me dérange pas. Je comprends tout à fait que la société qui gère la plateforme utilise ce moyen pour
financer ses réalisations, mais je ne comprends pas pourquoi elle m'impose tout à coup sur mes page un gros lien bien visible vers cette pub. Enfin, quand je dis que je ne comprends pas... Il
s'agit sans aucun doute d'une histoire de rentabilité, un truc pour pouvoir vendre son espace publicitaire plus cher parce que plus de monde passe dessus...
Je sens la philosophie d'Overblog changer petit à petit et je vis cette nouvelle orientation comme une sorte de trahison. ( Bon d'accord, le mot est un peu fort.
Disons une grosse déception.)
Pour mémoire, voici ce qu'on peut encore lire sur le site de la société JFG Networks qui
gère Overblog :
Nous développons des solutions de communication pour des communautés d'internautes dans le but de contribuer à ce que
nous appelons « l'Internet libre ». Il est tout à fait possible de mettre à disposition gratuitement les outils les plus performants sans pour autant dénaturer les pages par une publicité trop
abondante, et sans influence ou censure de la part des annonceurs. C'est ce que nous prouvons à travers nos réalisations.
Et bien pour reprendre les mots de ce beau discours, je pense que la nouvelle barre de navigation dénature les pages de mon blog. D'abord d'un point de vu
esthétique, si j'avais choisi de l'installer, j'aurais préféré pouvoir l'intégrer au design. Et puis cette façon détournée de vous envoyer vers des pages de pub ne me plait pas du tout. Au vu de
la réalisation, je trouve le discours sur « l'internet libre » un brin hypocrite.
La morale de cette histoire c'est que chez Overblog la Liberté à un prix : Environ 50€ par an.
(Prix de l'offre Premium permettant de retirer la barre de navigation.)
Au bilan de ces trois ans chez Overblog, je compte en points négatifs les fonctionnalités auxquelles je n'ai pas accès parce que je ne génère pas assez d'audience
et cette foutue barre dont je me serais bien passé. La balance commence à pencher du mauvais côté, c'est pourquoii j'ai voulu voir ce que propose les autres plateformes de blogs. Je suis donc
amusé toute la semaine à transporter le Kikimundo ailleurs.
Vous pouvez par exemple voir par ici un Kikimundo façon BLOGGER avec sa barre de
navigation, ou par là un Kikimundo à la sauce Haut et Fort avec son bandeau publicitaire pour les blogs
« gratuits ». J'ai aussi essayer la plateforme Wordpress. Elle propose des fonctions intéressantes, notamment l'import d'articles qui rend possible la récupération des archives du
Kikimundo. Mais là, la personnalisation du design est une option payante...
Je retiens de cette expérience qu'il n'y a pas de solution qui soit à la fois gratuite et sans restriction, et que si je veux bloguer comme je l'entends, il faudra
passer à la caisse. Et là, une autre idée s'impose : Tant qu'à payer, pourquoi ne pas monter moi-même mon propre blog sans passer par une plateforme. Je n'y connais pas grand chose en technologie
web, mais la technique ne me fait pas peur. C'est une solution que je suis en train d'étudier. J'en parlerai une autre fois...