ATTENTION : Le Kikimundo a déménagé - Ce blog reste ouvert en tant qu'archive.
Si vous souhaitez me laisser un message, je vous invite à le faire sur mon nouveau blog :
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C'est un nouveau jeu de blog que me propose Monsieur Lou (Voir épisode précédent). Voici la règle du jeu :
[...]
On fait un tag.
Museum Of SHame = MOSH.
Le maître du jeu présente, chez lui, un objet MOSH. Il désigne une victime qui devra présenter à domicile SON objet MOSH et mettre à la question un troisième larron (toujours avec commentaire chez le/la nominé-e et les liens en amont et en aval pour qu'on puisse suivre).
Donc si j'ai bien tout compris, il s'agit d'exposer sur son blog un objet un peu honteux qu'on garde chez soi, un objet qu'habituellement on cache au regard du commun tant il est MOSH.
Le principe est amusant, mais pour moi ce jeu est un vrai casse-tête. Il faut dire qu'en matière de décoration, je ne connais pas la honte et j'expose sans complexe
tout ce qu'on m'offre. Même si l'objet est laid, je lui trouverai une place sur une étagère ou accroché au mur. Après tout, l'appréciation esthétique n'est qu'une affaire de goût, et comme on dit
: Tous les goûts sont dans la nature, la merde a le sien... Et derrière un objet offert il y a forcément une dimension sentimentale et moi je suis un grand sentimental. Bref.
J'ai donc erré un moment dans la maison en cherchant ce que je pourrais bien vous montrer. J'ai fait l'inventaire des étagères, mais rien. Pas d'objet honteux plus ou moins dissimulé. Et puis en
quittant le salon, je suis tombé sur mon coffre à jouets...
Mon coffre à jouets, c'est un MOSH à lui tout seul. Il abrite des objets qui jadis ornaient ma chambre et à qui on refuse aujourd'hui le statut d'objet décoratif. En effet, si je n'ai pas de limites en matière de décoration, il n'en va pas de même pour notre gardienne des traditions et du bon goût. A la maison c'est elle qui sait ce qu'on peut exhiber et ce qu'on doit cacher. Je vais vous montrer ici quelques objets recalés, mais d'abord laissez moi vous parler de mon coffre à jouets.
C'est un petit pouf noir en simili cuir des années 60. Son dessus amovible permet d'accéder à un espace de rangement très pratique. Grâce à couvercle double face vous pouvez le transformer à volonté en siège ou en table basse en un seul geste. Mes parents l'avait acquis au début de leur mariage. Quand j'étais bébé, il me servit un moment de coffre à jouets, puis les années passant il reprit tranquillement sa vie de pouf, jusqu'au jour où j'emménageai avec Mon Amour dans notre premier appartement. Comme nous n'avions pratiquement pas de meubles, ma maman nous proposa de prendre ce pouf. J'emportai aussi avec moi les quelques affaires personnelles qui encombraient la chambre que j'occupais chez mes parents. Quand mon Amour vit les « horreurs » que je ramenais elle trouva vite une utilité au pouf. Il redevint mon coffre à jouets.
Maintenant, ouvrons la chose et examinons quelques objets honnis.
Des crânes en plastique, dont un qui brille dans le noir. Disposés harmonieusement sur mes étagères et agrémentés de jolies araignées elles aussi en plastique, ils
contribuaient à donner à ma chambre une ambiance crypte propice à la méditation.
La grosse main coupée en latex qui ornait également mes étagères. A l'origine elle faisait probablement partie d'un déguisement. C'est un cadeau de Monsieur
Patounet qui trouvait que cet objet avait plus sa place dans ma chambre que dans la sienne.
Le E.T. aux yeux bleus gagné lors d'une séance de tir de fléchettes dans une fête foraine. Je ne gagne presque jamais rien, alors pour une fois que je remportais un trophée, je ne pouvais pas faire autrement que de l'exposer.
Le combiné de téléphone noir en anhydrure de polyoxybenzylméthylèneglycol. Je l'ai trouvé un jour dans d'un champ près d'Auxerre, à coté de la maison de campagne des parents de Monsieur Patounet. Ce bout de téléphone abandonné au milieu de rien avait tellement de tristesse dans le regard que j'ai eu pitié de lui. Je l'ai ramassé. Vous auriez fait pareil, non ?!?
Le véritable pavé parisien trouvé Place de la Nation en 1986 (Période Projet de loi Devaquet). J'ai envisagé un moment de l'installer derrière une vitre sur laquelle il serait écrit " En cas de révolution brisez la glace". Finalement, il servit de socle au E.T. aux yeux bleus montré plus haut.
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